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Les permissions qu'aucune application n'a de raison de demander

Par · · 5 min de lecture

On accorde les autorisations par réflexe, au moment où elles interrompent une action qu'on voulait finir. Voici comment reprendre la main en dix minutes.

Le mécanisme est bien conçu et mal utilisé : la demande d'autorisation arrive au pire moment, quand on veut simplement que l'application se lance. On accepte pour continuer, et on n'y revient jamais.

Le test simple

Une permission se justifie si elle est nécessaire à ce que fait l'application, ici et maintenant. Une application de retouche photo a besoin d'accéder aux images ; elle n'a aucune raison d'avoir besoin du micro ou de la localisation permanente.

Quand le lien n'est pas évident, il n'y en a généralement pas.

Si vous ne voyez pas pourquoi l'application a besoin de cette permission, c'est souvent qu'elle n'en a pas besoin pour vous — mais pour quelqu'un d'autre.

Les quatre à examiner en priorité

La revue à faire une fois

Les systèmes mobiles proposent désormais un écran listant les permissions par catégorie plutôt que par application : on voit d'un coup toutes les applications ayant accès au micro, puis à la localisation. C'est beaucoup plus rapide que de parcourir les applications une à une, et l'effet de liste rend les anomalies évidentes.

Les indicateurs affichés à l'écran lorsque le micro ou la caméra sont actifs sont l'autre outil utile : ils signalent en temps réel une utilisation qu'on n'a pas demandée.

Le réflexe à garder

Refuser d'abord, accorder ensuite si quelque chose ne fonctionne pas. C'est l'inverse de ce qu'on fait spontanément, et c'est nettement plus efficace : la plupart des permissions refusées ne manquent jamais, et celles qui manquent se réactivent en deux gestes au moment où le besoin apparaît réellement.

Portrait de Clara Nizard

Rédactrice en chef · Mobile & Web

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